2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail, d’emblée, sans attendre un quelconque seuil d’ancienneté : voilà ce que la loi garantit à chaque apprenti, dès le premier mois de contrat, même en cas de démarrage en plein milieu d’année civile. Les semaines passées en centre de formation n’entravent en rien ce droit : elles ne grignotent pas le compteur de jours de repos acquis. S’ajoutent à ce socle quelques congés exceptionnels, soumis à des critères précis, qui permettent de répondre à des situations particulières.
Dans la pratique, les modalités de pose de congé peuvent varier selon les accords collectifs propres à chaque entreprise. Si une demande est refusée pour nécessité de service, l’employeur doit en fournir les raisons et en informer l’apprenti de façon claire.
Apprenti ou salarié : quelles différences pour les congés payés ?
Le code du travail pose un principe d’égalité : pour les congés payés, l’apprenti a droit au même traitement que tout salarié de l’entreprise. Voici ce que cela implique concrètement :
- 2,5 jours ouvrables de congé acquis par mois d’apprentissage, ce qui représente cinq semaines pour une année complète.
Il existe tout de même quelques spécificités. Les sessions en centre de formation d’apprentis (CFA), même nombreuses, ne diminuent pas la quantité de congés payés calculés. Cette règle tord le cou à certaines idées reçues.
Par ailleurs, une convention collective ou un accord interne peut fixer des modalités particulières pour organiser les départs en congé. L’employeur garde la main sur le calendrier, choisissant l’ordre des départs en fonction des impératifs de l’activité. L’apprenti ajuste donc ses souhaits pour rester raccord avec les besoins de l’entreprise.
Certains droits spécifiques complètent ce dispositif :
- Jusqu’à 21 ans (au 30 avril précédent), il est possible, sur demande, d’obtenir des jours supplémentaires pour rejoindre une famille domiciliée à plus de 200 kilomètres.
- Seule l’entreprise, et non le centre de formation, valide les périodes d’absence pour congé.
La demande de congé suit le règlement interne : elle s’effectue généralement à l’avance, parfois avec un délai de prévenance fixé. Hors obligations scolaires ou examens, le contrat d’apprentissage ne donne pas accès à des jours de congé supplémentaires. Si un litige survient, le conseil de prud’hommes peut être saisi. À chaque étape, il reste indispensable de bien connaître la convention collective applicable, car elle peut élargir les droits au repos au-delà du minimum légal.
Les droits aux congés payés expliqués simplement
Mois après mois, chaque apprenti engrange 2,5 jours ouvrables de congé payé, conformément à la législation. Sur douze mois, cela donne cinq semaines de repos, peu importe la fréquence de l’alternance ou la répartition entre entreprise et centre de formation.
Sur le plan du droit, l’apprenti est aligné sur les autres salariés pour ce qui touche aux congés payés. L’employeur fixe généralement, via une note ou un affichage, la période où il est possible de prendre ses congés. À l’apprenti d’intégrer ce cadre et d’en discuter avec sa hiérarchie.
La loi prévoit aussi quelques cas de congés supplémentaires. Avant 21 ans au 30 avril précédent, il est possible de solliciter des jours pour visiter une famille éloignée de plus de 200 kilomètres. Par ailleurs, cinq jours ouvrables, rémunérés, sont accordés pour préparer les épreuves obligatoires du diplôme visé.
Voici ce qu’il faut retenir pour la rémunération et les éventuelles améliorations proposées par certaines conventions :
- Pendant les congés payés, l’apprenti continue de toucher son salaire habituel.
- Des accords d’entreprise ou conventions collectives peuvent prévoir des avantages supplémentaires : mieux vaut se renseigner pour ne rien laisser au hasard.
Respecter ces droits, trop souvent méconnus, permet de concilier formation, présence en entreprise et temps de repos dans les meilleures conditions.
Comment poser ses jours de congé en apprentissage ?
Demander des congés en apprentissage suit un chemin bien balisé. L’apprenti doit faire une demande écrite auprès de l’employeur, en précisant les dates souhaitées. Ce geste, qu’il prenne la forme d’un courriel ou d’un courrier, permet d’anticiper l’organisation de l’activité.
Selon les habitudes de la structure, la gestion des absences peut passer par un outil numérique dédié ou par un formulaire papier transmis aux ressources humaines. Ce suivi rend le processus transparent pour l’apprenti comme pour le maître d’apprentissage.
Pour éviter les malentendus, il est recommandé de coordonner les dates d’absence avec le centre de formation d’apprentis (CFA). Des absences qui tombent pendant une session obligatoire ou une période d’activité intense en entreprise risquent d’être refusées.
Pour sécuriser ses démarches, il vaut mieux :
- Demander une confirmation écrite de la validation du congé.
- Vérifier que la période de repos ne coïncide pas avec une session obligatoire au CFA.
- Archiver tous les échanges pour pouvoir justifier ses droits en cas de différend.
Les jours de congé pris figurent en général sur la fiche de paie, ce qui peut servir de preuve en cas de contrôle ou de contestation. Prévoir ses congés en bonne entente avec l’entreprise reste le meilleur moyen d’assurer un apprentissage fluide et conforme à la réglementation.
Cas particuliers et astuces pour profiter pleinement de ses congés
Un apprenti âgé de moins de 21 ans au moment de sa première année peut demander jusqu’à trente jours de congés payés pour rejoindre sa famille à l’étranger, sous réserve de fournir un justificatif. Cette possibilité, souvent ignorée, s’ajoute aux cinq semaines prévues par la loi.
Le sort des congés payés non pris varie selon les conventions collectives. Certaines branches autorisent leur report, d’autres imposent une utilisation avant une date précise. Il est donc conseillé de se rapprocher du service RH ou du CFA pour anticiper la gestion de ces jours, surtout à l’approche de la fin du contrat.
Dans plusieurs entreprises, le congé solidaire apparaît comme une option supplémentaire : il permet de s’engager bénévolement, en France ou à l’étranger, sur une période approuvée par l’employeur, à condition de respecter les obligations de formation et le calendrier de l’entreprise.
Voici quelques conseils pour tirer le meilleur parti de ses congés :
- Planifiez vos jours de repos en tenant compte des périodes de révision et d’examens pour optimiser leur utilisation.
- Discutez avec vos collègues pour éviter les absences simultanées lors des pics d’activité.
- Gardez une trace écrite de chaque validation de congé pour éviter toute mauvaise surprise en cas de report.
Le contrat d’apprentissage et la convention collective sont vos alliés : c’est en s’y référant qu’on navigue sereinement entre droits acquis, reports possibles et particularités propres à chaque secteur. Plus qu’une simple question d’organisation, la gestion des congés façonne la vie quotidienne de l’apprenti, entre responsabilités et équilibre retrouvé.

