Trois feuilles de fournitures, un emploi du temps plus changeant que la météo, des classes formées par tirage au sort : certains collèges affichent des règles qui laissent parents et enfants perplexes, parfois même inquiets avant la rentrée. Chaque année, ce mode d’organisation, souvent ressenti comme arbitraire, ajoute une couche de tension à cette étape déjà charnière.
Du côté des professionnels de santé, le constat est net : la phobie scolaire gagne du terrain et les consultations en pédopsychiatrie augmentent encore, selon les données de ces deux dernières années. Face à cette réalité, de nombreux parents cherchent à anticiper les difficultés pour que la transition vers le collège ne vire pas au parcours d’obstacles.
Pourquoi le passage au collège 41 suscite-t-il autant d’inquiétudes chez les enfants et leurs parents ?
La rentrée au collège 41 ne laisse personne indifférent, tant chez les élèves que chez leurs familles. Phobie scolaire, anxiété, stress : ces termes s’invitent dans les cabinets médicaux, s’échangent lors des repas familiaux, circulent sur forums et groupes de discussion. Tout semble concourir à rendre ce moment délicat : le passage du cocon de l’école primaire à un univers inconnu, la multiplication des professeurs, les attentes qui s’intensifient.
Certains enfants expriment leur anxiété sociale par des signes bien tangibles : maux de ventre le matin, nuits agitées, irritabilité soudaine. Chez d’autres, le refus scolaire s’installe, parfois accompagné d’un absentéisme qui alarme vite l’entourage. D’après les pédopsychiatres, le nombre de jeunes touchés par la phobie scolaire ou par des comportements d’isolement ne cesse de croître. Les parents, eux, se retrouvent démunis face à un enfant qui se replie, rechigne à franchir les portes du collège ou montre des signes d’une santé mentale fragilisée.
Voici quelques-uns des facteurs qui alimentent ce climat d’incertitude :
- Le sentiment de se retrouver dans un établissement bien plus vaste que l’école primaire
- La nécessité de redéfinir ses repères sociaux et scolaires, parfois du jour au lendemain
- Pression autour de la réussite et crainte de l’échec, accentuées par la nouveauté
Du côté des équipes éducatives, la montée du stress se ressent dès la fin de l’été. L’angoisse de ne pas réussir à s’intégrer, la crainte du harcèlement ou de rester seul pèsent lourd. Quand la phobie scolaire s’installe, elle se traduit par des blocages, des pleurs, des douleurs diffuses qui ne relèvent plus de la simple appréhension de la rentrée.
Des clés concrètes pour apaiser l’anxiété et préparer une rentrée sereine
La période qui précède la rentrée scolaire voit souvent émerger de nouveaux doutes, parfois difficiles à nommer. Pour réduire leur portée, les spécialistes recommandent d’associer l’enfant à la préparation de cette transition. Choisir ensemble les fournitures, remplir le cartable à quatre mains, faire le trajet jusqu’au collège en repérage : autant de gestes qui transforment la nouveauté en terrain connu.
Prendre le temps de parler, de mettre des mots sur les émotions, permet aussi de désamorcer bien des tensions. Un échange honnête, sans minimiser ni dramatiser, donne à l’enfant la possibilité d’exprimer son stress et aide à repérer d’éventuels signes de phobie scolaire : douleurs répétées, refus de s’y rendre, réactions vives quand l’école est évoquée. Les parents peuvent aussi s’appuyer sur le collège 41 pour anticiper les obstacles : une rencontre avec le professeur principal, une visite des lieux avant la rentrée posent les bases d’une relation de confiance avec l’établissement.
Voici quelques pistes concrètes à explorer :
- Favoriser l’expression des inquiétudes, sans les balayer d’un revers de main ni céder à la panique
- Installer des repères simples pour encourager l’autonomie au quotidien
- En cas de refus scolaire persistant, ne pas hésiter à solliciter un spécialiste de la thérapie cognitive et comportementale
Face à ces bouleversements, il arrive que les parents se sentent impuissants. Pourtant, l’appui de la communauté éducative, la régularité des habitudes familiales et la valorisation des progrès, même minimes, ouvrent des voies pour restaurer la confiance. Souvent, après les premiers jours, la curiosité prend le dessus et le goût d’apprendre refait surface, preuve que l’inconnu n’est pas toujours une menace, mais parfois une promesse.


